Bien que l’alcool au volant demeure un enjeu important sur nos routes, il n’en demeure pas moins qu’une autre infraction se retrouve de plus en plus répandue et il semble que la population soit peu informée sur ce que peut constituer cette infraction.
Il s’agit de la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue. Cette infraction est commise dès que vous prenez le volant alors qu’une drogue légale ou non se trouve dans votre organisme et affecte votre capacité de conduire. Cela s’étend notamment aux médicaments prescrits ou en vente libre si ceux-ci peuvent avoir un effet néfaste sur la conduite ainsi qu’au cannabis.
Concernant le cannabis, il est légal de conduire après en avoir consommé, mais seulement si la consommation n’affecte pas les capacités de conduire et que la concentration de cannabis qui se retrouve dans votre sang ne dépasse pas deux (2) nanogrammes. Cela est très peu élevé, il est donc plus prudent d’éviter de conduire après toute consommation.
Également, il est important de souligner que si des drogues se retrouvent dans votre organisme au même moment que de l’alcool, la limite légale pour l’alcool se retrouve réduite à 50 mg/100 ml de sang (au lieu du 80 mg/100 ml de sang habituel). Il vaut donc mieux être vigilant et éviter de consommer d’autres substances enivrantes lorsqu’une bière est consommée au souper par exemple, si l’on prévoit conduire plus tard dans la soirée.
Quant aux drogues d’abus, soit la plupart des drogues illégales (cocaïne ou méthamphétamine par exemple), il suffit d’en avoir une concentration quelconque dans le sang pour automatiquement commettre une infraction lors de la conduite, et ce, peu importe si la drogue affecte ou non la capacité de conduire
Avant de risquer gros en prenant la route, appelez donc un ami ou un taxi!
